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 "Camrynn, mais pour tout le monde c'est Carry. Johanna, Johanna Vermeer"

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Carry Simson

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MessageSujet: "Camrynn, mais pour tout le monde c'est Carry. Johanna, Johanna Vermeer"   Jeu 21 Aoû - 22:18

Le soleil commençait à poindre, les pêcheurs avaient rejoint le large. Le port était désert comme chaque matin avant que le soleil ne tape sur la ville et que les touristes et habitants envahissent tout endroit ensoleillé. Carry adorait venir faire son footing à l’aube et s’arrêter au port pour profiter inlassablement du lever du soleil. Elle ralentissait, soufflait tout en continuant sa route sur quelques pas, puis fourrait ses mains dans ses poches et regardait au loin comme si le vent lui soufflait des réponses au moins tout autant qu’il soufflait sur sa chevelure brune. Ce jour-là elle portait sa casquette préférée dans les tons de bleu où elle avait soigneusement passé ses cheveux rassemblés en une couette et son jogging noir que sa tante lui avait offert à l’occasion de son déménagement en plus de quelques appareils électroménagers. Ses baskets blanches avaient été le premier achat de son premier salaire l’année de ses dix-huit ans, si fière de savoir qu’elle pouvait enfin vivre d’elle-même.

Elle s’assit sur l’un des murets qui bordaient le port, balançant vivement ses jambes, elle ôta ses mains de ses poches, enleva les écouteurs de son mp4 de ses oreilles et déposa ce dernier à ses côtés puis elle retira sa casquette et défit sa queue de cheval, puis passa sa main dans ses cheveux, les secoua légèrement sans trop se soucier de la tête qu’elle pouvait avoir. Elle reprit son Mp4 laissant aller les musiques aléatoires. Le soleil avait commencé sa course folle, et ses rayons se reflétaient à travers l’eau. Cette atmosphère était on ne peut plus apaisante, c’était peut-être cela qui retenait Camrynn dans cette ville qui lui avait extirpé tant de larmes. Elle enleva ses chaussures sans décoller les mains du petit mur, laissant ses baskets tombaient un peu plus loin. Elle ne bougea pas pour autant, ses chaussures pourraient attendre, le lever du soleil beaucoup moins. La jeune femme sortit une bouteille d’eau, si petite qu’elle tenait dans sa poche et en but quelques gorgées de quoi reprendre un rythme de respiration régulier. Elle recroquevilla ses pieds tout contre son buste et déposa doucement sa tête sur ses genoux. Le vent qui s’amplifiait laissa apparaître sur sa peau quelques semblants de frissons. Au loin elle aperçut une jeune femme, plutôt svelte, elle sourit, elle n’était donc pas la seule à traîner par ici en cette heure si matinale. Elle ne la dévisagea pas plus que ça, le spectacle qui se déroulait sous ses yeux lui paraissait tellement mieux, elle entoura ses jambes de ses bras et continua à observer le soleil comme certain pourrait regarder un film avec le son et l’action en moins. C’est fou ce qu’elle se sentait bien ici, le paysage était presque entièrement authentique, sûrement le seul coin de cette ville ayant survécu à l’arrivée de l’homme. La banderole de la boutique souvenir claquait contre le bâtiment sous la vitesse du vent. Les oiseaux avaient déjà inondé la place de leur présence et picoraient chaque morceau de pain et autre reste de sandwich disponible sur le sol et les bancs.

Carry se prit au jeu tellement l’endroit était calme et ferma les yeux paisiblement oubliant le soleil quelques secondes. Lorsqu’elle les réouvrit la jeune femme aperçue quelques minutes auparavant se tenait devant elle, souriante, maintenant fermement les chaussures de notre jolie brune à l’aide de deux doigts. Camrynn afficha un large sourire, ce visage lui disait quelque chose, sans doute l’avait-elle déjà croisé ailleurs, à quoi bon chercher, San Francisco comptait plus de sept millions d’habitants sans compter les nouveaux étudiants et les touristes.


Dernière édition par Carry Simson le Ven 22 Aoû - 22:26, édité 1 fois
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Johanna Vermeer
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MessageSujet: Re: "Camrynn, mais pour tout le monde c'est Carry. Johanna, Johanna Vermeer"   Ven 22 Aoû - 18:25

    A peine arrivée à San Francisco, Johanna reprenait déjà les bonnes vieilles habitudes. Afin de s’imprégner jusqu’au dernier souffle de l’air Américain (pur et revivifiant … la bonne odeur de la pollution en arrière-plan !).
    Elle décida de sortir sans la moindre trace de délicatesse en se cognant, tapant, renversant tout objet se dressant sur son chemin. En quel honneur ? Peut-être avait-elle tout simplement envie de montrer toute l’affection qu’elle portait à sa charmante correspondante ... qu’elle appréciait beaucoup, évidemment.
    Elle revêtit un simple jean et un tee-shirt chocolat en coton, dans lequel elle se sentait particulièrement bien. Elle enfila une veste en jersey de couleur blanc cassé et partit pour une escapade bien matinale.

    Elle flâna quelques courtes minutes à travers les rues sinueuses de la ville au petit matin, ne croisant personne si ce n’est quelques chats revenus d’une nuit de chasse. Le soleil était encore caché derrière quelques brouillards matinaux. La demoiselle contempla quelques secondes la mer bleue azur sur laquelle naviguaient les rares bateaux de pêche qui n’avaient pas encore jeté l’ancre plus loin sur les flots. Johanna appréciait ce calme, cette sérénité que dégageait l’eau immobile, parfois agitée de quelques vagues légères. Elle savait pertinemment un espace temps de cinq heures, le petit boulevard serait rempli de touristes, comme dans toutes les grandes villes. A Amsterdam, c’était exactement pareil. Johanna allait se promener à l’aube, là-bas aussi. C’est peut-être pour ça qu’elle se baladait à cet endroit précis, à cette heure précise. Pour retrouver tous ses souvenirs dans cette ville qu’elle considérait comme la sienne. Bien sûr, cela aurait pu sembler ridicule. On dirait d’elle qu’elle vit dans son passé, mais ce n’était pas le cas. Elle avait juste besoin d’un, et un seul
    Elle avait juste besoin d’un, et un seul, petit point de repère. Et elle venait d’en trouver un idéal.

    Notre blondinette avança le long des pavés qui couvraient le port de long en large. On aurait pu se croire dans un film, cette ambiance feutrée du lever de soleil étant tellement cliché et propice à un scénario de film d'action. Il ne manquait plus que quelques espions, prêts à surgir d'un coin caché de la plus grande de nos étoiles, et le casting était complet.
    Johanna avançait encore, marchant au fil des souvenirs qui lui revenaient en tête, plus réels que nature. Elle se rappelait de tout ce qui avait put se sur les quais de sa ville, la Venise du Nord. C'est ainsi qu'on appelait Amsterdam, pour ses canaux nombreux canaux. Cette belle ville avait aussi été affublée de nombreux autres surnoms, mais plus dûs aux Coffee Shops et autres boutiques étonnantes. Bien sûr, Johanna savait que ça existait en ville, mais ne s'y était jamais aventurée. Il arrivait parfois qu'elle dût passer devant un de ces lieux, mais n'y faisait plus attention, c'était entré dans la culture. Et puis, cela ne la dérangeait pas.

    Mais ce n'était pas là où elle se trouvait, et elle le savait. Maintenant, elle était à San Francisco, une autre ville, différente. Elle ne dira pas que cela ne lui plaît pas, car elle ne connaît tout simplement pas. Peut-être que dans quelques jours, quelques semaines ou quelques mois, tout aura changé. Sa vision de cette ville aux grands buildings ( sûrement les plus grands qu'elle n'eut jamais vu ) aura sûrement varié, comme toujours. Au début, quand on ne connaît pas, c'est dur. Mais très vite, les repères arrivent. Et alors, tout va pour le mieux et on s'en sort, même si on a eu du mal, au début.
    Tout ça pour dire que les repères de Johanna arrivaient au galop ; A l 'exemle de ce port,tellement fascinant à l'aube, qui perdrait bientôt toute sa saveur sous les pas pressés des touristes.

    Soudain, un obstacle se dressa sur son passage. Ou plutôt, une paire d'obstacles .. Deux baskets blanches, parfaitement immaculées, mais avec tout de même une légère odeur. Pour une maniaque comme notre belle, c'était tout simplement inconcevable de laisser traîner ces chaussures sur le passage de tout le monde.
    Elle regarda quelques secondes autour d'elle, à gauche, à droite, puis attrapa les chaussures de sport avec deux doigts. Johanna avait remarqué qu'une jeune femme était assise sur un mur, sans chaussures. C'était sûrement les siennes ... Elle se dirigea vers elle avec un sourire timide, lui tendant les baskets de la couleur de la neige. Dans un anglais presque parfait, elle lui lança, poliment :


    « C'est à vous ? »

    Johanna avait un accent prononcé, mais cela ne la mettait pas mal à l'aise. Elle aurait pu avoir honte d'avoir du mal à s'exprimer, mais la jeune brune qui lui faisait face lui inspirait confiance.
    Notre jolie Néerlandaise en profita pour détailler son visage. Son interlocutrice avait des lignes bien tracées, mais un visage doux malgré tout.

    Elles étaient seules, personne n'était là pour leur lancer des regards de travers, à cette fille qui tenait des chaussures et une autre qui était pieds nus sur son petit muret ...

    Non, elles étaient seules.
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MessageSujet: Re: "Camrynn, mais pour tout le monde c'est Carry. Johanna, Johanna Vermeer"   Lun 25 Aoû - 16:49

Carry retira ses écouteurs et attendit une explication de la part de la jeune femme qui se tenait debout juste devant le meilleur axe de vue du soleil. Camrynn la regardait tout en se demandant ce qu’elle lui voulait à elle et à ses baskets. Le vent ramenait les cheveux de la brunette sur sa gauche et chatouillaient ainsi la joue de ce même côté ce qui agaçait Carry, elle refit sa couette un peu plus basse cette fois. De loin son interlocutrice lui avait paru plus âgée, elle était habillée simplement, un petit accent étranger, ah, une touriste ! Mais alors que lui voulait cette jeune femme, avait-elle littéralement fondu pour les baskets de Carry et cherchait à tout prix à posséder les mêmes ou était-ce une raison plus censée ?

« C’est à vous ? »


Carry regarda à droite, puis à gauche comme avant de traverser la route, cette question lui paru quelque peu bizarre puisqu’il n’y avait personne d’autres qu’elle sur le port et qui plus est sans chaussures, peut-être que cette jeune femme voulait tout bonnement parler ou s’était-elle perdue. Enfin Camrynn s’arrêta de chercher des raisons stupides et choisit de répondre comme une personne normale et civilisée (vous l’aurez compris : tout ce qu’elle n’est pas).

« Oui. Pourquoi, il y a un problème ? Je comptais les ramasser avant de partir. »


Après cette réponse la jolie demoiselle déposa délicatement les baskets sur le muret à côté de Carry sous le regard suspect de cette dernière. La mystérieuse femme pointa la place libre à côté de Camrynn et l’interrogea du regard et commençant à demander si elle pouvait s’y …

« Allez-y asseyez-vous. »


La jeune fille s’exécuta, elle passa la main à l’endroit où elle voulait s’asseoir histoire de s’assurer, qu’aucun liquide ou autre n’était susceptible de tâcher son jean. Une fois qu’elle fut installée elle regarda dans la même direction que Carry.

« Je m’appelle Camrynn mais pour tout le monde c’est Carry. »


La brunette tourna la tête vers sa nouvelle connaissance qui lui répondit simplement.
« Johanna, Johanna Vermeer.»



Alors la belle inconnue s’appelait ainsi, Johanna c’était doux, la jeune femme avait elle aussi l’air douce, en somme elle devait surement bien porter son prénom.

« C’est joli. »


Puis Carry retourna la tête vers son soleil chéri, elle s’émerveilla encore quelques minutes et en oublia presque la présence de Johanna.

Un blanc de gène s’était installé, Camrynn détestait ce genre de moment, surtout lorsque c’était avec un homme, dans les films ils s’embrassaient forcément ; mais Carry ne vivait pas dans un film et elle l’avait compris ; ou du moins quand elle le pensait elle retombait vite sur terre ; alors lorsqu’elle était seule en charmante compagnie et que personne ne parlait depuis trop longtemps elle sortait une vanne débile ou faisait un geste bizarre qui gâchait ce joli moment. Ah ! Si la vie était un film, elle sortirait sûrement déjà avec une star du showbiz, ce serait l’homme de sa vie, elle serait pleine aux as, personne ne dirait qu’elle profite de la notoriété de son mari pour parvenir à la sienne et elle aurait de magnifiques enfants parce qu’évidemment la « star » serait pas moche du tout. C’est beau de rêver !

Fidèle à elle-même, elle brisa le silence mais cette fois-ci fut l’une des rares fois où elle trouva quelque chose à dire qui ne soit ni ridicule ni déplacé.


« Vous venez souvent ici ? Je ne vous ai jamais vu. »
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MessageSujet: Re: "Camrynn, mais pour tout le monde c'est Carry. Johanna, Johanna Vermeer"   Mer 27 Aoû - 15:09

[ Désolée j'ai pas trop d'idées d'action =S ]

Johanna attendit une petite seconde avant d'obtenir la réponse qu'elle désirait. Apparemment, elle dérangeait un peu la brunette qui, quelques minutes auparavant, était perdue dans le lever du soleil. D'un coup, elle concevit l'étrangeté de sa question et se mit à la place de son interlocutrice. Cela ne devait pas arriver souvent qu'une jeune inconnue telle l'était Johanna vienne vous demander si des chaussures au milieu du chemin vous appartiennent ... Et donc que vous ne répondiez pas totalement comme cette jeune femme l'attendait. Carry demanda à notre blonde chérie si il y avait un problème. Joh' eut envie de lui répondre qu'il n'y en avait qu'un, ses chaussures postées en plein milieu de l'allée. Mais contrairement à ce que lui indiquaient ses désirs, elle lança :

« Non, non, aucune problème. »

Elle venait de faire une faute, mais n'eut même pas envie de la corriger. En temps normal, son perferctionnisme légendaire aurait pris le dessus et elle aurait rectifié illico, mais il semblerait que cette fois-ci, son humeur n'était pas au travail. Et ce n'était pas comme si un E au bout d'aucun changerait sa vie ... Généralement, Johanna était complètement folle dès qu'elle faisait une erreur. Mais ce matin là, son but n'était pas de corriger son anglais, loin de là. En réalité, elle avait envie de discuter un peu. Evidemment, ce n'est pas une approche très fine que de planter des chaussures – bien que ce soient les siennes – sous le nez de la seule et unique personne que l'on trouve pour parler. Ou bien ne pas parler, c'est une question au choix.

Du bout des lèvres, notre jolie Amsterdamoise lui demanda si elle pouvait s'asseoir. Camrynn acquiesca, et elle s'exécuta. Elle fut un peu surprise d'être vouvoyée, au début. Etrangemment, elle n'aimait pas trop cela. Cela lui donnait l'impression d'être vieille ( ce qu'elle était, comparée à un bébé de deux semaines ). Chaque fois, notre demoiselle faisait cette constatation. En fait, elle avait cette manie de toujours faire attention au pronom personnel qu'on lui attribuait. Tu ou vous, cela faisait une grande différence en elle. Johanna avait par ailleurs établit une logique par rapport à cela, qui en général fonctionnait à merveille. Quand un inconnu la tutoyait, il était plus jeune qu'elle. Sinon, c'était dans la classe d'âge qui se situait à son niveau ou plus haut. Par contre, cela n'était pas toujours valable selon le caractère de la personne étudiée. En effet, une personne qui prend les gens de haut aura plus tendance à tutoyer, alors que quelqu'un de timide et renfermé vouvoiera presque automatiquement. Cela dit .. Pourquoi étudier tout cela ? Si elle avait voulu faire dans les études sociologiques, il aurait suffit de travailler cela à l'USF, et non la photographie. Et, en toute honnêteté, elle préférait de loin la photo.

Son interlocutrice se présenta, et Johanna fit de même. Son introduction d'elle-même fut completée par un « C'est joli » de la part de Carry Simson, et la blondinette ne répondit que par un léger sourire qui voulait tout dire. Elle appréciait beaucoup les compliments sur son prénom, en réalité. Elle aussi l'aimait bien, mais trouvait toujours cela agréable de s'entendre dire que le nom donné par ses parents était beau.
Johanna trouvait aussi que Camrynn était un joli prénom, quoique différent de ce qu'elle connaissait. Chez elle, on était plus habitués à des prénoms de genre Linde, Femke, Deirdre, Marieke ... Et moins à ces prénoms à consonances américaine. Elle n'eut pas le temps de renvoyer le compliment à son auteur puisque celle-ci avait retourné la tête vers l'Astre, et Joh fit de même.

Plongée dans cette contemplation, elle ne remarqua pas le temps passer, ni le silence pesant qui avait put s'installer. Son cerveau était comme vidé, trop omnubilé par le spectacle.
Camrynn finit cependant par l'interrompre dans sa contemplation.


« Vous venez souvent ici ? Je ne vous ai jamais vue. »
« Non, c'est la première fois que je viens. Il faut dire que je ne suis arrivée qu'il y a trois jours. Je suis ici avec l'échange, chez Sandy Carmichael. Chez moi, j'allais souvent marcher le long des quais à cette heure-ci, alors quand j'ai vu cet endroit, je crois que je suis tombée amoureuse ! Et vous ? »

Johanna descendit du petit muret, histoire de se dégourdir un peu les jambes dans lesquelles elle commençait à ressentir des fourmis. Elle se demandait si sa belle interlocutrice était à l'USF, bien que la question ne se pose presque pas. La plupart des jeunes de la ville étudiaient là-bas, alors ... Remarquant qu'elle tenait toujours les chaussures à la main, elle les posa sur le muret, à la place où elle était assise.
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MessageSujet: Re: "Camrynn, mais pour tout le monde c'est Carry. Johanna, Johanna Vermeer"   Sam 30 Aoû - 0:58

Johanna intriguait toujours autant Camrynn, non pas par l’accent et ses fautes qu’elle avait ni même qu’elle fasse partie de l’échange, là n’était pas la question mais l’intrigue venait d’autre part : à sa manière d’agir. Rares étaient les personnes qui abordaient les gens parce que leurs chaussures traînaient sur le trottoir plutôt que d’être sagement à leur pieds, lacées et cirées, certains les auraient éviter, d’autres s’en auraient donner à cœur joie de taper dedans selon leur humeur et elle, les lui avaient rapporter. Belle preuve d’humanité mais aussi belle preuve qu’elle ne vivait pas ici ! San Francisco en épatait sans doute plus d’un mais les belles courbettes, ici, étaient presque devenues inconnues.

Lorsqu’elle lui avoua qu’elle participait à l’échange Carry fut éclairée sur l’affaire, c’était donc ça, un petit morceau d’Europe perdue dans la grande Amérique. Elle échappa un léger rire, était-ce de la moquerie ? Non mais Carry se rendit compte de la naïveté de tous ces étrangers qui pensaient trouver mieux ailleurs, certes les Etats-Unis comptait les facultés les plus prestigieuses et les plus réputées mais l’habit ne fait pas le moine comme on dit et c’était vrai, on nous vendait une image des USA totalement magnifique mais était-ce vraiment à quoi l‘on devait s’en tenir ?

Camrynn vivait à San Francisco depuis … depuis quand déjà ? Elle ne savait plus, elle ne cherchait pas vraiment à savoir elle était là où elle devait c’est tout mais Miami lui manquait terriblement, sa vie là-bas aussi, le passé où elle était encore avec ses parents, ses parents qui lui manquait mille fois plus que Miami. C’est ça le problème des humains, le géologue l’a fait comprendre au Petit Prince, sur sa carte seul étaient répertoriés les trucs et machins éternels et nous pauvres mortels, tout comme sa jolie fleur, ne pourrions jamais y figurer, jamais.

Elle repensait si souvent à ses parents, à chaque instant d’ailleurs, lorsqu’elle hésitait elle pensait à ce que sa mère lui aurait dit et elle décidait à partir de cela, lorsqu’elle se sentait triste elle repensait aux blagues de son père, tellement nulles mais qui lui remontait si souvent le moral. Dans toute l’affaire de leur mort le plus douloureux fut cette fichu lettre lui annonçant que ses parents étaient des gens biens, ça elle le savait ; et qu’ils étaient agents du F.B.I., l’espace d’une seconde elle en avait même voulu à ses parents de lui avoir caché, elle avait toujours dit à ses camarades de classe que sa mère était avocate et son père, employé d’usine. Tout était faux ! Puis elle s’était résonnée, ses parents étaient obligés et ce ne devait pas être une partie de plaisir que de devoir lui mentir. Ensuite c’est à la fameuse société sécrète qu’elle s’en était prise, comment avaient-ils pu les laisser mourir ? Quelle était cette mission ? Mais surtout qui les avait tués ? Etai(en)t-il(s) en prison désormais où arpentai(en)t-ils les rues comme chaque citoyens américains alors qu’il(s) étai(en)t des meurtriers ? Enfin elle avait renoncée à savoir tout cela et s’était résolue à penser que c’était la vie. La vie est donc frustrante même à vingt ans alors que l’insouciance et la jeunesse nous bercent telle une chanson douce que nous soufflait maman au creux de l’oreille.

Présentement, oui elle pensait à ses parents défunts injustement, si ce calme lui donnait de telles idées alors il ne lui était pas bénéfique, quoique n’est-ce pas indispensable de penser à ces parents ? L’un ou l’autre, cela ne changeait pas grand-chose : Elle pensait à eux.
Et comme un réflexe, elle entrouvrit la bouche et prononça des syllabes, des mots en fait.

« Dé … Désolé si je suis aux abonnées absents, à vrai dire, je, je pense à mes parents. »


Carrie tourna la tête vers son interlocutrice.

« Ils sont morts. Il y a trois ans. »


Une larme perla le long de sa joue, comme à chaque fois qu’elle évoquait ses parents, elle vit le visage de Joh’ devenir gêné, la pauvre, elle lui parlait de ce qui la faisait plus que tout au monde souffrir à une jeune inconnue, étrangère qui plus est, enfin elle avait tout de même l’air d’avoir compris. Carry se reprit, essuya l’unique larme présente sur sa figure qui avait parcouru déjà tout le chemin de son visage débutant à l’extrémité de l’œil puis coulant au fur et à mesure sur l’aile de son nez, sa joue, le coin de sa bouche puis atteignant enfin son menton.

« Désolé… »


Désormais Camrynn se sentait bête, la jeune femme d’à côté n’avait toujours pas articulé un mot, cela mettait encore plus mal à l’aise la belle brune, du moins plus qu’elle ne l’était.

Elles purent entendre le bruit du vent balayant les déchets laissés sur le port par les passants la veille, que ce silence pesait, ni l’une ni l’autre n’osait vraiment se regardait. Carry cherchait à garder le peu de fierté qu’il lui restait et la blondie ne sachant que répondre préférait se taire. Notre jolie demoiselle voulait changer de sujet, histoire d’apaiser cet instant tendu mais Johanna la devança et fit preuve de soutien envers l’inconnue américaine et distante. Cette dernière souffla intérieurement et si c’était le début d’une belle amitié ? Ce moment n’en serait que plus beau…
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